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Pernod Ricard s’engage à fournir, simultanément et régulièrement, aux actionnaires et investisseurs du Groupe, présents ou futurs, toutes les informations précises et pertinentes leur permettant de mieux appréhender les performances du Groupe.

Pernod Ricard réalise une bonne performance au 1er semestre 2012/13

14/02/2013

Pernod Ricard réalise une bonne performance au 1er semestre 2012/13

Communiqué - Paris, 14 février 2013

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En synthèse :
Au premier semestre de l’exercice 2012/13, Pernod Ricard a réalisé une bonne performance malgré un environnement moins porteur qu’en 2011/12 et compte tenu d’effets techniques(1) significatifs (impact de -72 M€ sur le résultat opérationnel courant). 

 

 valeur 

m €

croissance facialecroissance internecroissance interne hors effetS techniques(1)
chiffre d'affaires4,907 +6%+3% +5%
resultat opérationnel courant1,459 +6%+1% +7%


Les moteurs de la croissance du Groupe restent les mêmes :

  • Premiumisation et Innovation
  • Top 14 et whiskies indiens
  • Marchés émergents et Etats-Unis

 

Pour Pierre Pringuet, Vice-Président et Directeur Général du Groupe : « La bonne performance de ce semestre confirme la solidité de notre « business model »: un portefeuille complet de marques internationales et de marques locales de premier plan, une stratégie de premiumisation couplée à une forte politique d’innovations, une exposition mondiale nous permettant de capter tous les relais de croissance. Nous sommes confiants quant à la poursuite de notre croissance à moyen terme et nous réitérons notre objectif de croissance interne du résultat opérationnel courant proche de +6% pour l’ensemble de l’exercice 2012/13. »

Le Conseil d’Administration de Pernod Ricard, réuni le 13 février 2013 sous la présidence de Madame Danièle Ricard, a arrêté les comptes du premier semestre 2012/13, clos au 31 décembre 2012 :

 

 

Activité et faits marquants au premier semestre

Le premier semestre de l’exercice 2012/13 se caractérise par une bonne croissance de l’activité malgré un environnement économique moins porteur qu’en FY 2011/12.

Pernod Ricard a poursuivi une croissance soutenue en valeur de ses marques stratégiques :

  • Excellente progression de Martell et Jameson
  • Bonne performance des alcools blancs mais ralentissement de la croissance des Scotch whiskies au S1 en raison d’une base de comparaison élevée
  • Effet mix/prix toujours très favorable sur le Top 14
  • Dynamisme des whiskies indiens avec un renforcement de notre position dans le segment premium
  • Sur les marchés émergents, la croissance reste forte (+14%(2)) :

    • Asie (+13%(2)) : Chine (+18%(2)) et Inde (+17%(2)) restent les principaux moteurs
    • Le fort dynamisme en Europe de l’Est se poursuit

    L’activité est contrastée sur les marchés matures :

    • Solide croissance aux Etats-Unis : +9%(2)
    • Forte baisse(2) en France largement liée à des effets techniques et conjoncturels. La tendance sous-jacente est à -3%
    • Environnement toujours difficile en Europe du Sud (notamment en Espagne)

 

Chiffre d’affaires semestriel et trimestriel

Le chiffre d’affaires semestriel s’élève à 4 907 M€ (hors droits et taxes), soit une progression de +6%, qui résulte :

  • d’une croissance interne de +116 M€, soit +3% (+5% hors effets techniques(1))
  • d’un effet périmètre de (40) M€ (-1%), principalement lié à la cession de certaines activités canadiennes en 2011/12
  • d’un effet devises très favorable de +216 M€ (+5%) principalement lié au renforcement de l’USD et du CNY
  • Au 2ème trimestre 2012/13, le chiffre d’affaires consolidé s’établit à 2 703 M€, en hausse de +3%, soit : 
    • une croissance interne de +1%
    • un effet périmètre de -1% principalement lié à la cession de certaines activités canadiennes en 2011/12
    • un effet devises de +3% principalement lié au renforcement de l’USD et du CNY

    Hors effets techniques(1), la croissance interne du 2ème trimestre est de +5%, dans la continuité du 1er trimestre.

 

Analyse du chiffre d’affaires par région

Asie/Reste du Monde
La croissance reste dynamique (+11%(2)) et Pernod Ricard y renforce son leadership.
Martell (+25%(2)) réalise une excellente performance. La marque ne subit qu’un faible impact lié au décalage du nouvel an chinois grâce à la mise en œuvre d’une stratégie commerciale d’anticipation des expéditions pour préempter cette période clé.
Les whiskies indiens (+21%(2)) sont toujours très dynamiques. PR India renforce ainsi son leadership sur les segments locaux les plus porteurs en gagnant 4 points de part de marché en 12 mois sur les Premium Admix. On notera en particulier le succès des nouveaux produits (Blender’s Pride Reserve Collection et Royal Stag Barrel Select).
La faible croissance au premier semestre des Scotch whiskies du Top 14 s’explique par un marché sud-coréen difficile et la baisse conjoncturelle en Chine.
Les relais de croissance (Absolut, champagne, vin) poursuivent leur bon développement.
Imperial affiche une croissance solide (+12%(2)) : la marque gagne des parts de marché. On notera que la performance du premier semestre est favorisée par des hausses de prix au 1er janvier 2013.
Des difficultés persistent sur 100 Pipers (-7%(2)), notamment en Thaïlande.
La performance des principaux marchés de la région se résume comme suit : 

  • Chine : la croissance reste toujours très dynamique (+18%(2)) tirée par Martell qui continue à gagner des parts de marché. Les Scotch whiskies rencontrent des difficultés conjoncturelles sur un marché en baisse en volumes. Absolut et Jacob’s Creek poursuivent leur très forte croissance.
  • Vietnam : Chivas, Martell et Ballantine’s continuent leur forte croissance.
  • Inde : la croissance dynamique des whiskies locaux (+18%(2)) bénéficie toujours de la premiumisation. 100 Pipers et le Top 14 (Chivas, Absolut et The Glenlivet) connaissent une forte croissance.
  • Afrique/Moyen-Orient : la croissance (+13%(2)) est tirée par le Top 14 et le démarrage des nouvelles filiales (Angola, Kenya, Maroc…) est prometteur.
  • Travel Retail : l’activité, toujours dynamique (+15%(2)), est tirée par les marques premium.
  • Corée du Sud : la croissance est favorisée par les hausses de prix au 1er janvier 2013. La baisse structurelle du canal on-trade traditionnel se poursuit alors que le canal modern on-trade est en plein essor, permettant le rapide développement d’Absolut (+64%(2)).
  • Thaïlande : le contexte reste défavorable pour 100 Pipers mais le fort dynamisme du Top 14 (+13%(2)) se poursuit.
  • Japon : la bonne croissance (+3%(2)) est tirée par le Top 14 (+7%(2)), en particulier les champagnes.
  • Australie : on note la bonne progression du Top 14, notamment Mumm. La stratégie valeur sur les Vins Premium Prioritaires est toujours en œuvre.

Amérique
La solide croissance (+6%(2)) est tirée par les Etats-Unis.
Le Top 14 (+7%(2)), grâce notamment à Jameson, The Glenlivet, Absolut et Malibu, est le principal moteur de la croissance.
Les Vins Premium Prioritaires (+2%(2)) poursuivent leur croissance, portée par le Canada.
Parmi les marques-clés locales Something Special (Venezuela) et Passport (Mexique) connaissent une croissance à deux chiffres.
La performance des principaux marchés de la région se résume comme suit :

  • Etats-Unis : solide croissance, avec des (i) une consommation dynamique pour les produits Pernod Ricard (Nielsen et NABCA), (ii) un Top 14 en croissance de +9%(2), principal moteur de la croissance avec un effet mix-prix de +3%(2), et (iii) une bonne performance d’ensemble des autres marques (Avión, Mumm Cuvée Napa, Seagram’s Gin, lancement prometteur de Oddka).
    Fort dynamisme des marques premium : Absolut (+1%(2), récente augmentation de prix dans 6 Etats ; lancement prochain d’Elyx), Jameson (+24%(2), toujours le principal moteur de croissance), Malibu (+10%(2), succès confirmé pour les innovations lancées l’an dernier), Beefeater (+16%(2), très bonne performance, tirée par Beefeater 24, dans un contexte de renouveau de la catégorie), Perrier Jouët (+17%(2), excellente progression des volumes et effet mix-prix très favorable), The Glenlivet (+21%(2), croissance toujours très dynamique ; pricing power intact  avec des hausses de prix à l’automne).
  • Brésil : Les tendances sous-jacentes sont favorables sur les marques stratégiques avec des performances Nielsen en forte progression en valeur pour Absolut (+20%), Chivas (+12%) et Ballantine’s (+25%). Le chiffre d’affaires baisse toutefois au premier semestre compte tenu d’un décalage entre les shipments et les depletions (réforme fiscale, baisse des stocks sur le marché…).
  • Mexique : la nouvelle politique commerciale est maintenant en place. Elle permet de retrouver la croissance (+8%(2) sur le trimestre, +5%(2) sur 6 mois). L’effet mix-prix est très favorable, notamment sur le Top 14 (+7%(2)).
  • Canada : la croissance est tirée par les vins (notamment Jacob’s Creek), ainsi que Wiser’s, The Glenlivet et Jameson
  • Travel Retail : l’activité est stable par rapport à une base de comparaison élevée. On note une nette amélioration de tendance au T2 qui se poursuivra au S2.
  • Bonne performance dans la plupart des autres marchés, notamment les marchés andins
  • Europe hors France
    La performance de la région (-1%(2)) confirme la bipolarisation entre le dynamisme de l’Europe de l’Est et une Europe de l’Ouest qui reste un marché difficile.
    Le Top 14 est le principal moteur de la croissance (+2%(2)) avec une performance tirée par Jameson, Chivas, Absolut, Havana Club et Beefeater, malgré un premier semestre difficile pour Ballantine’s
    (-7%(2)).
    Les Vins Premium Prioritaires sont stables(2) dans l’ensemble, ce qui constitue une amélioration de tendance par rapport aux exercices précédents, notamment grâce à Campo Viejo.
    Les marques-clés locales (-1%(2)) affichent des performances contrastées. ArArAt et Olmeca (Russie), Seagram’s Gin (Espagne) et Wyborowa (Pologne) connaissent une forte croissance. Le premier semestre est plus difficile pour Ramazzotti (conflit commercial en Allemagne), Ruavieja (Espagne) et Becherovka (interdiction temporaire de vente des spiritueux en République tchèque pendant deux semaines fin septembre).
    La croissance est toujours soutenue en Europe de l’Est (+12%(2)) : 
    • Russie : le principal marché contributeur à la croissance est tiré par Jameson, ArArAt, Chivas, Olmeca et Ballantine’s
    • Pologne : la légère baisse(2) du chiffre d’affaires est principalement liée aux vodkas locales standard. Par ailleurs, on note le bon développement de Wyborowa et Passport, la croissance soutenue de Chivas, mais un recul de Ballantine’s au premier semestre (stratégie valeur avec un effet mix-prix à +5%(2))
    • République tchèque : baisse (-15%(2)) due à l’interdiction temporaire de vente des spiritueux (deux semaines fin septembre) en raison de problèmes sanitaires
    • Ukraine : la croissance est tirée par Jameson, Absolut, Ballantine’s et ArArAt
    • Kazakhstan : rapide développement (+29%(2)) de ce marché très prometteur
      L’Europe de l’Ouest est en baisse de -4%(2), dans un contexte économique difficile :
    • ce recul est principalement imputable à l’Europe du Sud
    • en Espagne, malgré la baisse (-9%(2)) plus marquée que la tendance des années précédentes, Pernod Ricard gagne des parts de marché et prend le leadership en valeur.

  • France
    La baisse est largement amplifiée par des effets techniques…
    • le sur-stockage significatif au premier semestre 2011/12 a eu un impact positif de 98 M€ sur le chiffre d’affaires, et génère donc une base de comparaison défavorable pour le premier semestre 2012/13
    • le chiffre d’affaires est en baisse de -11%(2) hors cet effet
      … et conjoncturels :
    • un reliquat de déstockage a impacté le premier trimestre 2012/13
    • les niveaux de stocks sont plus bas chez certains distributeurs au 31 décembre 2012. Ces derniers ont privilégié le stockage de bière avant la hausse des droits sur cette catégorie au 1er janvier 2013
    • des offres promotionnelles (« -50% ») n’ont pas été renouvelées par la grande distribution au premier semestre 2012/13
      Compte tenu de ces effets, la tendance sous-jacente du chiffre d’affaires ressort à -3%(2) sur le semestre.
      Le portefeuille de Pernod Ricard surperforme un marché impacté par la hausse des droits : volumes Nielsen Pernod Ricard à -1% dans un marché à -3%. En particulier :
    • Ricard (-3%) résiste mieux que sa catégorie (-5%)
    • quelques marques souffrent : Chivas (-10%), Malibu (-14%)
    • les autres marques stratégiques affichent de bonnes performances : Ballantine’s (+4%), Jameson (+5%), Absolut (+10%), Havana Club (+14%)
    • tout comme les autres marques tactiques : Clan Campbell (+8%), Long John (+6%), Aberlour (+7%), Suze (+2%)
      Ainsi, Pernod Ricard gagne des parts de marché.
      Le chiffre d’affaires réalisé dans les pays de la zone Euro est limité à 20% au premier semestre 2012/13



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Analyse du chiffre d’affaires par marque

Top 14
En valeur, le Top 14 progresse de +4%(2). Hors effets techniques(1), la croissance est même de +7%(2), avec un effet mix-prix de +8%(2).
Martell (+23%(2)) et Jameson (+13%(2)) poursuivent leurs excellentes performances.
Les alcools blancs affichent une bonne performance :

  • Absolut poursuit son redressement aux Etats-Unis et son fort développement dans les marchés émergents
  • Havana Club enregistre une amélioration de tendance, tirée par l’Europe (Allemagne en particulier)
  • Beefeater  connaît une bonne croissance, notamment aux Etats-Unis, en Espagne et en Russie
    Les Scotch whiskies sont quasi stables(2) avec une base de comparaison élevée (la croissance du premier semestre 2011/12 était de +12%(2)) :
  • The Glenlivet affiche un effet mix-prix très favorable et une croissance remarquable
  • mais on note une décélération en Asie (conjoncturelle en Chine et structurelle en Corée du Sud) et des difficultés du marché espagnol…
  • … ainsi que quelques effets techniques défavorables (fortes expéditions en Duty Free et sur-stockage en France au S1 2011/12…)
    Le recul(2) de Ricard en raison de la baisse de la consommation en France (hausse des droits), est largement accentué par des effets techniques (sur-stockage au S1 2011/12, phasage promotionnel).
    La performance est contrastée pour les champagnes :
  • bonne performance de Perrier-Jouët (Amérique, Asie et France)
  • baisse de Mumm (principalement en Europe de l’Ouest)
  • Vins Premium Prioritaires
    Les Vins Premium Prioritaires progressent en valeur de +2%(2) grâce à la poursuite de la stratégie valeur et de diversification géographique.
    Campo Viejo et Jacob’s Creek ont progressé en valeur, tandis que Graffigna et Brancott Estate ont affiché un recul(2) du chiffre d’affaires.
    Les Vins Premium Prioritaires ont connu une croissance(2) soutenue (à deux chiffres) de la contribution après investissements publi-promotionnels au 1er semestre 2012/13.

  • 18 marques-clés locales
    La croissance(2) d’ensemble des 18 marques-clés locales de spiritueux reste très bonne.
    Le dynamisme des whiskies locaux indiens se poursuit (+21%(2)) avec un solide effet mix-prix.
    Passport (+14%(2)), qui cible tout particulièrement la classe moyenne émergente, affiche une croissance soutenue au Mexique et en Russie.
    D’autres marques affichent également des croissances à deux chiffres : ArArAt (+24%(2)), Olmeca (+21%(2)) et Something Special (+32%(2)).
    La marque Imperial, favorisée par la hausse de prix en Corée au 1er janvier 2013, progresse de +12%(2), tandis que les difficultés persistent pour 100 Pipers (-7%(2)). Par ailleurs, l’effet technique dû au sur-stockage en France pèse sur les marques particulièrement exposées au marché français (Pastis 51, Clan Campbell).

    Les marques Premium(3) représentent désormais 76% du chiffre d’affaires du Groupe, en hausse de trois points par rapport à l’exercice précédent

 

Analyse du Résultat Opérationnel Courant

La marge brute (après coûts logistiques) atteint 3 096 M€, en progression de +3%(2), avec un ratio marge brute / chiffre d’affaires qui s’améliore fortement à 63,1% contre 61,7% sur le premier semestre de l’exercice précédent hors effets techniques(1) (+146 pb). Ces résultats sont la conjonction :

  • d’un effet mix portefeuille positif : la croissance(2) du chiffre d’affaires du Top 14 est supérieure à celle du Groupe
  • d’un mix qualités favorable : +4% pour le Top 14
  • de hausses tarifaires (+4% en moyenne sur le Top 14)
  • d’une bonne maîtrise des coûtants (+3% hors effets mix)
  • d’un effet devises favorable d’environ +50 pb

Les investissements publi-promotionnels s’élèvent à (888) M€, en hausse de +4%(2).
Ils sont alloués aux marques et aux marchés prioritaires :

  • les investissements derrière le Top 14 croissent plus vite que la moyenne du portefeuille : +5%(2)
  • la croissance(2) est à deux chiffres sur le marché américain ainsi que sur les marchés émergents
  • tandis que les investissements sont optimisés sur les marchés moins porteurs (quasi stabilité sur les marchés matures) tout en préservant les investissements derrière les projets stratégiques (ex : Ritual en Espagne).
    Le ratio sur chiffre d’affaires est quasi-stable à 18,1%, malgré un phasage défavorable :
  • investissements Absolut plus bas au S1 2011/12 qu’au S2 2011/12
  • investissements medias en Russie positionnés sur le premier semestre 2012/13 en amont des restrictions publicitaires du 1er janvier 2013 (A&P +30%(2) vs CA +22%(2))

Les frais de structure sont en hausse de +8%(2) à (749) M€ avec un ratio frais de structure / chiffre d’affaires qui s’établit à 15,3% sur le semestre.
Pernod Ricard poursuit le renforcement des moyens sur les marchés en fort développement…

  • augmentation de +28%(2) sur les marchés émergents à comparer à une quasi-stabilité(2) sur les marchés matures
  • poursuite du renforcement du réseau commercial : Chine, Inde, Russie
  • ouverture de nouvelles filiales en Afrique avec environ 100 personnes
    … mais diminue ses frais de structures sur les marchés moins porteurs : Europe de l’Ouest -2%(2), France -5%(2).
    L’exercice 2012/13 marque la finalisation du cycle de renforcement généré par le projet Agility, qui a permis de mettre en place des moyens additionnels au service de l’innovation, du digital et de la gestion des talents (RH, PR University).
  • Le résultat opérationnel courant s’élève à 1 459 M€, en augmentation de +1%(2). Retraitée des effets techniques(1) la croissance du résultat opérationnel est de +7%(2).
    La marge opérationnelle s’améliore de +68 pb hors effets techniques(1) grâce à :

    • une marge brute en forte progression, toujours tirée par la premiumisation et la maîtrise des coûtants
    • la maîtrise des investissements publi-promotionnels
    • un effet devises favorable (+28 pb de la progression de la marge opérationnelle)

    Pour le premier semestre, l’effet périmètre sur le résultat opérationnel courant est très limité à (11) M€. L’effet devises s’établit à +77 M€. Il est principalement lié au renforcement de l’USD et du CNY. Pour l’ensemble de l’exercice 2012/13, il est anticipé que l’effet devises sur le résultat opérationnel courant soit légèrement positif (basé sur les taux actuels).

    La croissance interne du résultat opérationnel courant est tirée en particulier par :

    • le dynamisme toujours très fort de l’Asie
    • une accélération en Amérique, grâce notamment aux Etats-Unis
    • et une dynamique toujours excellente en Europe de l’Est

    Les pays émergents constituent un relais de croissance de plus en plus significatif pour le Groupe et renforcent encore leur poids dans le résultat opérationnel courant : 46% au 1er semestre 2012/13 contre 39% au 1er semestre 2011/12. Ce renforcement a un impact positif sur les marges.

 

Analyse du résultat net

Le résultat financier courant est une charge de (272) M€ contre (233) M€ l’an dernier.
Le coût moyen de la dette s’établit à 5,4% pour le premier semestre. La hausse par rapport à l’an dernier est essentiellement due au refinancement de la dette réalisé en 2011/12 qui avait permis :

  • d’accroître la part obligataire (>80%)
  • d‘allonger la maturité moyenne (proche de 7 ans)
  • de sécuriser des taux long-terme attractifs
    Pour l’ensemble de l’exercice 2012/13 : 
    • le coût moyen de la dette devrait être proche de celui du S1
    • au deuxième semestre les frais financiers devraient diminuer par rapport au S2 2011/12
      Une baisse significative du coût moyen de la dette est attendue dès l’exercice 2013/14 à 5% (sur la base de la courbe actuelle des taux).

L’impôt sur les éléments courants est une charge de (319) M€, soit un taux effectif à 26,8%.
L’augmentation du taux d’impôt par rapport au premier semestre de l’exercice précédent résulte essentiellement de l’impact des réformes fiscales en France comme indiqué au T1: impact de (16) M€ sur le résultat net du premier semestre.
Sur l’ensemble de l’exercice 2012/13, le taux d’impôt courant sera proche de celui du 1er semestre.

  • Au total, le résultat net courant part du Groupe atteint 857 M€, en progression de +2% par rapport à l’exercice précédent, largement tiré par la performance opérationnelle. Le résultat net courant dilué par action augmente également à 3,22 €.

    L’impact des éléments non courants est limité à (10) M€.
    Les charges de restructurations (notamment en Espagne, Australie et Nouvelle Zélande) pour (39) M€ ainsi que la dépréciation constatée sur la marque Brancott Estate pour (64) M€ étant partiellement compensées par un impôt non courant de +91 M€ (incluant des mouvements de provisions et l’impact de la modification de taux d’impôt différé).

    Le résultat net part du Groupe s’élève ainsi à 847 M€, en hausse de +6%.

 

 

Endettement et Free Cash Flow

Le Free Cash Flow s’élève à 416 M€.
Il est largement impacté par des effets techniques et conjoncturels (-130 M€ sur le semestre).
Ces effets incluent (i) un impact France (sur-stockage décembre 2011) d’environ -60 M€, (ii) un phasage S1/S2 de certains paiements (notamment droits et taxes) différent de l’an dernier, et (iii) une base de comparaison défavorable avec la mise en place en 2011/12 d’initiatives d’optimisation du BFR (notamment en Asie-RdM).
La croissance des investissements industriels et des stocks stratégiques pèse pour -60 M€ par rapport au premier semestre de l’exercice précédent.
L’augmentation des frais financiers (impact du refinancement) et de l’impôt cash (y compris impact des mesures en France) est quant à elle compensée par l’amélioration des éléments non courants.
La génération de cash s’accélèrera sur S2, contribuant ainsi à la poursuite du désendettement.

  • La dette nette à fin décembre 2012 s’élève à 9 148 M€.
    Elle est en baisse de 215 M€ grâce notamment à un écart de conversion favorable.
    Le ratio(4) Dette nette / EBITDA est stable en raison des effets techniques et conjoncturels défavorables.

    La structure de la dette est préservée.
    Les échéances bancaires et obligataires de 2013 et 2014 sont couvertes par les cash flows prévisionnels et lignes bancaires confirmées. A fin décembre 2012, le crédit syndiqué est tiré à hauteur de 0,6 Md € vs un plafond de 2,5 Md €.
    La couverture naturelle de la dette est maintenue (répartition EUR/USD reflétant celle de l’EBITDA) et une large part de la dette est maintenue à taux fixes.

 

Conclusion et perspectives

Dans un contexte macro-économique, comme prévu moins favorable, Pernod Ricard a réalisé une bonne performance sur le 1er semestre de l’exercice 2012/13 compte tenu d’effets techniques(1) significatifs qui sont désormais derrière nous.
Les moteurs de la croissance du Groupe restent les mêmes :

  • la premiumisation et l’innovation
  • le Top 14 et les whiskies indiens
  • les marchés émergents et les Etats-Unis.

Dans ce contexte, Pernod Ricard réitère l’objectif d’une croissance interne du résultat opérationnel proche de +6% pour l’ensemble de l’exercice 2012/13.


(1) Sur-stockage France et nouvel an chinois : impact de (114) M€ sur chiffre d’affaires et (72) M€ sur le Résultat Opérationnel Courant
(2) Croissance interne
(3) Prix de vente consommateur > 17 USD pour les spiritueux et > 5 USD pour le vin
(4) Dette nette calculée en convertissant la part non libellée en EUR aux taux moyens de l’exercice

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