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Presse

Pernod Ricard met à disposition des journalistes, et de tous, les informations nécessaires à la bonne compréhension du Groupe et de sa stratégie, ainsi que les outils permettant de suivre son actualité et celle de ses marques stratégiques.

Résultats semestriels 2009/10

18/02/2010

Le Conseil d’Administration de Pernod Ricard, réuni le 17 février 2010 sous la présidence de Patrick Ricard, a arrêté les comptes du premier semestre et précisé les perspectives pour l’ensemble de l’exercice 2009/10.

Résultats semestriels 2009/10

 

Activité en ligne avec les anticipations du Groupe
Progression du taux de marge brute
Poursuite du désendettement
Confirmation de l’objectif annuel 2009/10

Chiffre d’affaires3 789 M€ (-3%*)
Résultat opérationnel courant1 062 M€ (stable*)
Résultat net courant part du Groupe648 M€
         (-5% en facial et +6% à change constant)
Résultat net part du Groupe604 M€ (-2%)
Nouvelle forte génération de cash flow et
    ratio Dette Nette / EBITDA
en dessous de 5,5 au 31/12/2009

*  Croissance interne

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Au cours du premier semestre de son exercice 2009/10 (1er juillet au 31 décembre 2009), Pernod Ricard a réalisé une performance conforme à ses anticipations :

  • Résistance de l’activité, avec un chiffre d’affaires en croissance interne de -3% sur une base de comparaison 2008/09 défavorable et dans un environnement économique et de marché hétérogène.
  • Progression du taux de marge brute à 59,7% reflétant un effet mix / prix favorable.
  • Marge opérationnelle (résultat opérationnel courant / chiffre d’affaires) qui s’établit à 28,0%, avec une progression de +90 pbs à taux de change constants.
  • Résultat net courant part du Groupe en croissance de 6% à taux de change constants, reflétant les deux éléments précédents ainsi qu’une forte baisse des frais financiers. A taux de change courants, il baisse de -5%, impacté par l’évolution défavorable du cours des devises par rapport au premier semestre 2008/09.
  • Poursuite de la réduction de la dette nette qui atteint 10 323 M€ au 31 décembre 2009.

 

Chiffre d’affaires

Le chiffre d’affaires consolidé (hors droits et taxes) de Pernod Ricard au 1er semestre 2009/10 s’élève à 3 789 M€ contre 4 212 M€ au 1er semestre 2008/09, soit un recul de -10%. Cette évolution résulte :
  • d’une croissance interne de -3%, sur une base de comparaison élevée et dans un environnement économique et de marché hétérogène. L’activité reste en effet dynamique sur les marchés émergents, notamment en Chine et en Inde ; la France résiste bien mais la situation reste globalement difficile en Europe de l’Ouest et aux Etats-Unis.
  • d’un effet devises de -4% essentiellement lié à la dévalorisation du bolivar vénézuélien et du dollar américain.
  • d’un effet périmètre de -3%, principalement lié aux cessions de Wild Turkey et Tia Maria ainsi qu’à l’arrêt de la distribution de Stolichnaya.

Les 15 marques stratégiques reculent de -5% en volume et de -3% en valeur*, reflétant les conditions de marché mais aussi l’effet mix/prix favorable. Ces 15 marques stratégiques ont représenté 58% du chiffre d’affaires du Groupe sur le premier semestre 2009/10. Certaines d’entre elles ont maintenu une croissance* en valeur dont Jameson (+7%), Absolut (+5%), Martell (+3%) et Ricard (+2%). D’autres ont démontré une bonne résistance : The Glenlivet (stable), Havana Club (-1%) et Beefeater (-2%). Les marques de champagne, Mumm (-11%) et Perrier Jouët (-16%) reflètent l’évolution de la catégorie, et la baisse des vins tranquilles Jacob’s Creek (-6%) et Montana (-4%) s’inscrit dans le cadre de la poursuite de la mise en œuvre de la stratégie valeur.
Par ailleurs, les 30 marques-clé locales, qui ont représenté 22% du chiffre d’affaires du Groupe, sur le premier semestre 2009/10, ont confirmé leur capacité de résistance en période de crise, avec un volume global et un chiffre d’affaires stables*. Cette performance est en grande partie due au dynamisme des marques locales de whisky en Inde, dont Royal Stag et Blender’s Pride.

Au deuxième trimestre 2009/10, le chiffre d’affaires consolidé s’établit à 2 143 M€, en recul de -13%, soit une croissance interne de -2%, un effet devises de -7% et un effet périmètre de -4%. L’amélioration de la tendance de la croissance interne au deuxième trimestre, de -2% contre -4% au premier trimestre, résulte d’une base de comparaison moins élevée, mais aussi du redressement de certains marchés comme le Duty Free, la Corée du Sud et la Russie.



Marge contributive du portefeuille

La marge brute atteint 2 263 M€, en recul de -10%, soit une croissance interne de -2%, un effet périmètre de -2% et un effet devises de -6%. L’amélioration du taux de marge brute, qui passe de 59,4% à 59,7% du chiffre d’affaires, soit une hausse de 30 pdb, résulte d’un effet mix/prix favorable et d’une bonne maîtrise du coût des marchandises vendues.

Les investissements publi-promotionnels sont maintenus à un niveau élevé et atteignent un montant de 642 M€, en ligne avec la volonté du Groupe de développer ses marques stratégiques sur le long terme. Ils représentent 23% du chiffre d’affaires sur les 15 marques stratégiques, avec un ciblage sur les couples marques / marchés les plus prometteurs. Certains investissements ont été décalés sur le second semestre (Asie en raison du décalage du Nouvel An Chinois).

Au total, le ratio investissements publi-promotionnels / chiffre d’affaires atteint 17,0% sur le premier semestre 2009/10, en léger recul par rapport aux 17,3% investis sur la même période de l’exercice précédent. Sur l’ensemble de l’exercice 2009/10, le Groupe a pour objectif de faire progresser ce ratio.

Au total, la contribution après frais publi-promotionnels recule de -9% à 1 621 M€, mais reste stable en croissance interne. Elle représente 42,8% du chiffre d’affaires, en hausse de +70 pdb, par rapport à l’exercice précédent, sous le double effet de l’amélioration du mix et des hausses de prix, et de la légère réduction du ratio d’investissements publi-promotionnels.

 

Frais de structure

Les frais de structure enregistrent une baisse de -3%, à 559 M€. Cette évolution représente une croissance interne limitée de +1% après la stabilité observée sur l’ensemble de l’exercice 2008/09.

Cette maîtrise résulte de la poursuite de la réduction des structures dans de nombreux pays matures et de l’application d’une politique de modération salariale dans l’ensemble du Groupe. Le renforcement du réseau commercial sur les marchés émergents se poursuit pour optimiser leur potentiel de développement.



Résultat opérationnel courant

Le résultat opérationnel courant recule de -11% à 1 062 M€, soit une croissance interne stable,  avec un effet devises de -8% et un effet périmètre de -2%. Le taux de marge opérationnelle s’élève à 28,0%, en léger recul de 40 pdb par rapport à l’exercice précédent, compte tenu de l’évolution défavorable des cours des devises. A taux de change constants, la marge opérationnelle aurait progressé de 90 pdb à 29,3%.

Résultat opérationnel courant par région :
  • Croissance remarquable de +6% en Asie/Reste du Monde (croissance interne de +8%) qui résulte notamment du dynamisme de Martell en Chine (malgré le décalage du Nouvel An Chinois) et des marques locales en Inde. Le développement d’Absolut sur la région et la croissance de certains marchés émergents comme le Vietnam, la Turquie ou l’Afrique du Sud ont également contribué à ce succès.
  • Le résultat opérationnel courant de la région Amériques est en revanche en recul de -22%, principalement du fait de l’effet devises de -18% qui résulte de la dévalorisation du dollar américain et de la situation au Venezuela. La croissance interne du résultat opérationnel courant de la région s’établit à -2% et reflète les conditions de marchés aux Etats-Unis, partiellement compensées par un bon semestre en Amérique Latine, au Mexique et au Canada. 
  • En Europe, le résultat opérationnel courant recule de -18%, soit -5% en croissance interne, ce qui traduit une situation globale difficile, notamment en Espagne, au Royaume-Uni et en Irlande. La baisse de la part du vin dans le chiffre d’affaires de la région a entraîné une forte amélioration du taux de marge brute. L’activité s’est redressée au deuxième trimestre  en Russie et en Ukraine.
  • En France, le résultat opérationnel courant progresse de +5%, soit +4% en croissance interne, grâce aux performances commerciales de Ricard, Absolut, Chivas et Havana Club. L’amélioration du mix produit combinée à la bonne maîtrise des coûts de structure a permis une forte hausse de la marge opérationnelle qui atteint 29,3% contre 27,4% sur le premier semestre de l’exercice précédent.

Sur le premier semestre 2008/09, l’effet devises sur le résultat opérationnel courant s’établit à  (101) M€. Pour l’ensemble de l’exercice fiscal 2009/10, et sur la base des taux de change au 12 février 2010, l’effet devises sur le résultat opérationnel courant est estimé entre (100) M€ et (120) M€.

 

Résultat net courant

Le résultat financier courant est une charge de (246) M€ : (219) M€ correspondent aux frais financiers payés sur la dette, en diminution de 101 M€ par rapport à la même période de l’exercice précédent, sous le double effet positif de la baisse de la dette et de celui de la réduction du coût moyen de l’endettement. (6) M€ sont par ailleurs dus aux frais de structuration du financement et (21) M€ à d’autres charges financières, principalement liées aux engagements de retraites.

L’impôt sur les éléments courants est une charge de (157) M€, soit un taux de 19,3% en ligne avec les anticipations du Groupe. Enfin, la part des minoritaires et divers s’établit à (10) M€.

Au total, le résultat net courant part du Groupe atteint 648 M€, soit un recul de -5% par rapport au premier semestre 2008/2009. A taux de change constants, le résultat net aurait progressé de +6% sur la période.

 

Résultat net

Les autres produits et charges opérationnels s’établissent à (93) M€ et sont principalement liés à des plus ou moins values nettes sur cessions et évaluations d’actifs pour (51) M€. Les éléments financiers non courants constituent un produit net de +18 M€.

Enfin, le résultat non courant génère un produit d’impôt de +31 M€, correspondant à la déduction des charges non courantes et à l’impact favorable lié à la reprise d’impôts différés sur cession d’actifs.

En conséquence, le résultat net part du Groupe atteint  604 M€, en recul de -2% par rapport au premier semestre de l’exercice 2008/2009.

 

Endettement et coût de la dette

La dette nette au 31 décembre 2009 s’établit à 10 323 M€. Sur le semestre, la dette a été réduite à hauteur de (565) M€, avec notamment :
  • la forte génération de free cash flow de la période (+526 M€), renforcée par la poursuite du programme de cession de créances commerciales.
  • la cession de la marque Tia Maria.

Le coût moyen de l’endettement s’établit à 4,15% sur le premier semestre 2009/10. Sur la base des taux d’intérêt et des couvertures actuelles, le coût moyen de la dette devrait être inférieur à 4,5% sur l’ensemble de l’exercice 2009/10.



Conclusion et perspectives

L’activité du premier semestre 2009/10 a été conforme aux anticipations du Groupe, avec :
  • Une croissance interne du chiffre d’affaires de -3% sur une base de comparaison défavorable
  • La défense des prix et le maintien d’un fort investissement publi-promotionnel sur les marques-clé
  • Une marge opérationnelle de 28% avec un effet mix / prix qui reste favorable malgré la crise et une bonne maîtrise des frais de structure
  • Une forte réduction des frais financiers liée aux baisses conjointes de la dette et du coût moyen de l’endettement
  • La poursuite de la baisse de la dette 

Sur le second semestre 2009/10, Pernod Ricard constate et anticipe :

  • Un démarrage du troisième trimestre en forte croissance sur une base de comparaison désormais favorable
  • Une situation toujours difficile en Europe de l’Ouest
  • Une bonne résistance du marché français
  • Une visibilité toujours faible aux Etats-Unis
  • Une tendance au redressement sur certains marchés : Duty Free, Corée du Sud, Europe de l’Est, …
  • Une poursuite du dynamisme des marchés émergents 

Par ailleurs, le renforcement des investissements sur les marques et les marchés stratégiques, demeure une priorité, notamment sur les Etats-Unis et les marchés émergents où le Groupe bénéficie d’une position privilégiée.


Pour Pierre Pringuet, Directeur Général de Pernod Ricard : « Ces éléments nous permettent de confirmer pour l’ensemble de l’exercice 2009/10, l’objectif d’une croissance interne de +1% à +3% de notre résultat opérationnel courant, avec un renforcement des investissements sur les marques et marchés stratégiques.»

*  Croissance interne

Prochain rendez-vous : Chiffre d’affaires 3ème trimestre 2009/10 – jeudi 29 avril 2010

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Retrouvez le Rapport Financier semestriel 2009/10 dans la rubrique Informations Réglementées sur www.pernod-ricard.com

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